Cinéma et musique (anglais ou pas!)

Samedi 24 mai 2008 6 24 /05 /Mai /2008 17:10

Danny Boyle : money or not money ?

 
        Danny Boyle, c’est “Trainspotting”. Danny Boyle, c’est “Petits meurtres entre amis”. Danny Boyle c’est « la Plage ». Mais Danny Boyle c’est aussi « 28 jours plus tard » et « Sunshine ». Que dire de ces deux derniers, si ce n’est que Boyle s’attaque subitement en 2002 à un genre plus commercial, celui du film d’épouvante, puis en 2007 au film de science fiction à gros budget. Les fans peuvent alors s’interpeller, se demander ce qui est arrivé à ce réalisateur et producteur britannique plutôt habitué aux petites productions indépendantes loin des facéties de l’industrie hollywoodienne.

Et bien Danny ? Besoin de money ? Voilà une conclusion qui serait bien facile et bien simpliste, cantonnant ce réalisateur hors pair dans la catégorie peu reluisante des réalisateurs avides de recettes et de succès.

 

  « Sunshine » ou le virage commercial inattendu

 

Alors que son dernier film, le huit clos futuriste  « Sunshine » sort dans les bacs en DVD à l’occasion des fêtes de fin d’année, je ne peux m’empêcher de me demander : mais qu’est-il arrivé à Danny Boyle entre « Trainspotting » et « Sunshine » ? Comment est-il passé d’un junkie en mal de repères à une planète en mal de soleil, destinée à disparaître en entraînant peu à peu ses habitants dans l’obscurité comme Mark Renton s’enfonçait lentement entre les fibres de son tapis de salon?

 


Effectivement, dis comme ça, les délires ’heroïnisés’ du héros de « Trainspotting », Renton, semblent bien loin de la lutte des scientifiques d’Icarus II qui, dans « Sunshine », s’apprêtent à tenter le tout pour le tout pour rallumer le Soleil et sauver l’humanité.

Pourtant, il y a bien un fil conducteur entre ces deux films comme entre ceux qui jonchent le parcours de Boyle, de « Petits meurtres entre amis » à « 28 jours plus tard » en passant par « La plage », « Millions » et « Une vie moins ordinaire ». Ce lien ? Le huit clos. Boyle est indubitablement un amoureux du huit clos, et ça tombe bien, moi aussi !

 

Danny Boyle : petits films entre amis

Ce britannique polyvalent, né en 1956 à Manchester, est à la fois réalisateur et producteur de la plupart de ses films, soutenu très tôt dans sa tache sur la plupart de ses productions par le scénariste John Hodge et le producteur Andrew McDonald. Leur collaboration commence dès 1995 sur le très acclamé « Shallow Grave » (« Petits meurtres entre amis ») qui annonce le début d’une carrière prometteuse avec un premier film amer, noir, qui nous plonge dans la vie de trois colocataires qui voient leur belle amitié chamboulée par l’apparition d’une valise remplie d’argent, abandonnée là par leur nouveau colocataire, retrouvé mort dans sa chambre un matin.

Ewan Mcgregor, alors peu connu à l’époque, y crève l’écran aux côtés de ses deux accolytes Kerry Fox et Christopher Eccleston, tous trois emportés dans une danse macabre et destructrice, déchirés par l’envie, la jalousie et l’avidité face à une valise et un corps à dissimuler. Une véritable descente dans les abîmes les plus profonds de la cupidité humaine, une peinture amère et sanglante de la cruauté et des vices de l’Homme, huit clos angoissant entre ces personnages si proches et si distants à la fois.


« L’homme est un animal social », Aristote

Ce thème de la cruauté et de l’égoïsme entre proches, Boyle va le réemployer à plusieurs reprises, d’abord dans « La plage » en 2000, où le bien-être de la collectivité prime sur la vie de l’individu, puis dans « 28 jours plus tard » en 2002 (et son séquelle « 28 semaines plus tard » de 2007, dont Boyle est le producteur) où une contamination inéluctable amène des familles à se mutiler et se détruire entre elles sous l’influence de leurs pulsions les plus sanguinaires.

 

 

Boyle est donc un amateur de ces histoires qui soulignent les failles de l’Homme, les défauts de ce prétendu animal social, capable des plus belles choses comme du pire.

Dans « Une vie moins ordinaire » en 1997, Boyle s’attaque cette fois ouvertement à la comédie, « Trainspotting » ayant déjà prouvé son art de l’humour noir et décalé. Autant dire que sous sa plume et celle de Hodge, les frasques de Robert et Céline (respectivement Ewan McGregor et Cameron Diaz) sont autant de scènes farfelues et déjantées que de personnages sortis tout droit d’un cerveau embrumé.  Sur les traces de Robert, un pauvre employé raté se retrouvant du jour au lendemain ravisseur de la fille de son patron, le réalisateur les plonge corps et âme dans une descente aux enfers psychédélique, les deux héros se voyant poursuivis par deux anges gardiens pas très orthodoxes bien décidés, contrairement aux idées reçues, à les traquer et les liquider.

On est bien loin malgré tout de l’humour noir de son œuvre principale, « Trainspotting », tiré du roman éponyme d’Irvine Welsh, dépeignant la vie tragi-comique d’une bande de marginaux d’Edimbourg emportés dans le chaos de la drogue, de l’alcool, du sexe et des deals. Mark Renton, au fil de ses tentatives de désintoxication, pose alors un regard lucide sur sa condition de drogué et sur la déchéance de son groupe d'amis.

Applaudit à Cannes en 1996 pour sa portée sociale et sa vision frappante de la jeunesse écossaise, on peut sans conteste choisir ce long métrage comme oeuvre phare de la carrière de Boyle, très représentative des inspirations du réalisateur et de ce qu’il semble chercher à illustrer : les déboires et vices de ‘monsieur tout le monde’, du pauvre bougre qui ne cherche qu’à trouver un sens à sa vie dans une société qui ne laisse place à aucun véritable épanouissement personnel.

Et le Soleil dans tout ça ?

Je vous entends d’ici : quel rapport dans ce cas avec « Sunshine », cette grosse production pleine d’effets spéciaux qui raconte une énième fois les aventures de scientifiques cherchant à sauver le monde ?

Et bien si on ne peut nier que la trame du film reste dans la même lignée que celle des habituels blockbusters hollywoodiens, il faut toutefois voir le film et s’y pencher ne serais-ce qu’une seconde pour se trouver en plein huit clos futuriste, mettant en scène des hommes et des femmes ordinaires, se retrouvant contraints de choisir suite à un incident technique entre leur vie ou celle d’un de leurs coéquipiers et la réussite de leur mission.

Comment choisir qui sacrifier pour que les autres puissent mener la station Icarus II à destination ? Voilà les questions que se posent les héros de ce drame de science fiction à mi chemin entre « le huitième passager » et « Armageddon ». Sept personnages qui se déchirent et se sacrifient, sans toutefois oublier leurs rêves… chacun d’entre eux partage cette fascination pour le Soleil, prêt à se laisser consumer ne serais-ce que pour contempler une seconde la pleine luminosité de cet astre qui les détruit peu à peu.

Espoir ou pessimisme ? J’ai toujours été une grande optimiste, aussi je préfère voir dans les films de Boyle une image désacralisante et réaliste de la nature humaine faite pour que chacun accepte la part d’horreur qu’il a en lui pour mieux en apprécier les bons côtés.

Boyle « réalisateur social » ? Définitivement oui.

Par Luluche - Publié dans : Cinéma et musique (anglais ou pas!)
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Samedi 24 mai 2008 6 24 /05 /Mai /2008 14:46


Biographie

Depuis l’âge de 8 ans, Jamie Cullum ensorcelle le moindre piano qu’il touche. Ce jeune anglais, Originaire du Wiltshire, égérie de la nouvelle scène jazz, a longtemps élevé au rang de supershow les mariages et baptèmes qu’il anime jusque ses 19 bougies soufflées. Sa majorité révolue, en effet, il change de scène et préfère les clubs de jazz parisiens dans lesquels il teste sa voix de crooner sur des reprises d’Ella Fitzgerald et de Franck Sinatra.

S’ensuit un premier album «Heard It All Before» qui ne s’écoulera qu’à 600 exemplaires seulement. Jamie se concentre alors sur ses études de lettres mais la passion ayant raison de tout, il revient sur le devant de la scène en 2002 avec un nouvel opus «Pointless Nostalgic». Après un combat acharné entre maisons de disques, Universal obtient finalement sa signature et produit l’année suivante «Twenty Something». Avec 2 millions d’exemplaires vendus dans le monde, Jamie se hisse dans la cour des grands jazzmen.

En mai 2005 enfin, il s’attaque au mélange des genres et accouple rap, soul, rock et jazz au sein d’un même maxi : «Catching Tales». Encore un succès.

 

Note de moi-même: Je viens à peine de découvrir ce génie du piano mais je vous le conseille fortement! Non seulement sa musique et ses textes sont absolument géniaux mais en plus sur scène c'est un véritable pro: piano, voix, guitare, percu sur et sans piano lol, impros, sauts en tout genre... et tout cela avec une maîtrise impeccable des morceaux! Impressionnant!


Pour vous faire une petite idée du péhnomène, voici un lien vidéo vers les vidéos que j'ai faite de son concert à St Etienne en novembre 2006. En voici une mais il y en a encore plus si vous regarder sur mon profil youtube! Enjoy!


 


Par Luluche - Publié dans : Cinéma et musique (anglais ou pas!)
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Samedi 24 mai 2008 6 24 /05 /Mai /2008 14:42

Vous connaissez peut être Jean Jacques Annaud et ses films particulièrement touchants et humains (L'Ours, Deux frères), et vous connaissez peut être aussi un certain Brad Pitt, homme très convoité par la gente féminine, allez savoir pourquoi. Et bien, ce film là est un melange des deux! Nan, ce n'est pas un film niais dans lequel Brad Pitt est le gendre idéal, mais plutot l"inverse! Allez j'arrête mon délire et je tente de le résumer correctement!

L'histoire: A la fin de l'été 1939, l'alpiniste autrichien Heinrich Harrer (Brad Pitt), premier vainqueur de la face Nord de l'Eiger et qui rêve de conquérir le Nanga Parbat, sommet inviolé de l'Himalaya, accepte de l'argent nazi pour y planter le drapeau à croix gammée. La guerre éclate. Prisonnier des Britanniques à la frontiere de l'Inde, il s'évade, accompagné de son chef d'expedition, Peter Aufshnider (David Thewlis). Commence alors la véritable aventure de sa vie: une longue errance qui se termine a Lhassa, résidence du jeune dalai-lama avec qui il se lie d'amitié.

Un peu d'histoire (car Heinrich Harrer a réellement existé): Heinrich Harrer est un prof de gym pour les sous officiers Nazis. Il est marié. Et un alpiniste parmi les plus célèbres de son temps, obsédé par sa réussite.Au cours de son expédition dans l'Hymalaya, où il abandonne sa femme, enceinte, il est fait prisonnier par l'Inde, alors colonie Britannique, et donc en guerre contre l'Allemagne.
Il tentera de s'évader 4 fois. Un record qui lui vaut une certaine notoriété. Il réussira à la 5ème.
Il s'enfuiera au Tibet, où il restera 7 ans. En 1950, le Tibet sera envahi par la Chine, écrasé par le Maoisme, massacré par les communistes. D'un côté les armes, de l'autre des moines non-violents.

Mon avis: Un film vraiment interessant pour découvrir un peu cette région que l"on connait mal et pour voir comment la guerre c'est passé la haut. Car Jean Jacques Annaud ne reste pas juste spectateur, il prend position contre les crimes qui ont été commit au Tibet, ce qui déplut beaucoup au gouvernement chinois qui a interdit non seulement la sortie du film en Chine et au Tibet, mais a aussi bannit l'équipe du film de ce pays. Pas contents!lol

Enfin bref, c'est un film interessant mais pas inoubliable, un peu vide de sentiments à mon gout... mais rien que pour detester Brad Pitt dans un rôle de petit c** et voir david Thewlis lui piquer une fille, ça vaut le coup d'oeil!lol

Par Luluche - Publié dans : Cinéma et musique (anglais ou pas!)
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Samedi 24 mai 2008 6 24 /05 /Mai /2008 14:38

L'histoire:

Au temps des chevaliers, le jeune prince Einon se trouve bléssé au cours d'une mutinerie dans laquelle perit son père. Escorté par son précepteur Bowen et sa mère la reine Aislyn, ils se rendent au repère d'un Dragon avec lequel ils font un pacte: Einon jure qu'il reignera en bon roi et en échange le dragon partage son coeur pour lui permettre de vivre. Ainsi sauvé, Einon monte sur le trône mais se montre déjà plus grand tyran que son père ne l'était. Convaincu que c'est le coeur du dragon qui a corrompu  son protégé, Bowen quitte la cour en faisant le serment de tuer tous les dragons jusqu'au dernier... 12 ans plus tard Bowen est de retour et découvre le résultat de la tyrannie d'Einon qu'il va bientôt devoir combattre aux côtés du dernier des dragons, Draco, du frère Gilbert et de la rebelle Kara...

Bon, d'accord, l'histoire est un peu banale mais le film vaut vraiment le coup d'oeil: très épique, très émouvant (notament grâce à la musique de Randy Edelman), et une  très bonne distribution ( Dennis Quaid dans le rôle de Bowen, Dina Meyer dans celui de Kara, Julie Christie dans celui de la reine, Pete Postlethwaite dans celui du frère Gilbert, Sean Connery/Philippe Noiret pour la voix de Draco et surtout, David Thewlis pour l'ignoble Roi Einon...)

Je ne sais pas si je trouve ce film génial à cause de sa qualité ou par sa valeur sentimentale (premier et dernier film vu avec mon grand frère, film ou j'ai découvert Thewlis...;-)) mais je pense que c'est un film divertissant et agréable à regarder...

Par Luluche - Publié dans : Cinéma et musique (anglais ou pas!)
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Samedi 24 mai 2008 6 24 /05 /Mai /2008 14:28
Naked, de Mike Leigh
 

Drame 2h07
Sortie(s): 10 novembre 1993 (France) 15 décembre 1993 (USA)
Prix du meilleur réalisateur à Cannes en 1993 et Prix de la meilleure interprétation masculine pour David Thewlis.
Avec : David Thewlis, Lesley Sharp, Katrin Cartlidge, Greg Cruttwell, Claire Skinner, Peter Wight, Ewen Bremner
 
L'histoire
Fuyant Manchester à la suite d’un vol de voiture, Johnny se rend à Londres chez une ancienne petite amie, Louise. En l’absence de celle-ci, il fait la connaissance de Sophie, sa co-locataire, avec laquelle il en vient à faire l’amour. En rentrant du travail, Louise, avide de tendresse, se heurte à un Johnny très agressif. Le lendemain, il abandonne les deux jeunes femmes et erre plusieurs jours dans les rues de Londres, où il fait de multiples rencontres. Après son départ, les deux jeunes femmes font la connaissance de Jeremy, d’apparence aisé et classe, qui s’impose chez elle et leur fait vivre un véritable enfer, violent et humiliant envers elles…
 
Mon avis et mon interprétation : 

            Pour tout dire, j’ai d’abord vu ce film en Version originale et je n’y ai clairement rien compris ! J’ai seulement trouvé ça très intriguant et j’ai voulu le voir en vost… et j'ai adoré comprendre ce qu'il se passe! Parce non seulement Thewlis joue à la perfection (tu m’étonne !lol) mais en plus, les dialogues issus de réelles improvisations sont de véritables merveilles ! Nan nan, sérieusement, ce film est génial !
C’est vrai que le film reste très cru, très dur, car Johnny et Jeremy sont des hommes cruels et agressifs qui humilient et on tendance a violenter les femmes, alors évidemment, en tant que femme, je trouve ça vraiment dur à regarder.
Mais lorsque l’on comprend ce que dit Johnny, lorsque l’on capte le génie de ses longs monologues, de son humour noir et de ses états d’âme, on finit par s’attacher à lui et à lui trouver des excuses. Effectivement, au premier abord, le personnage de Johnny semble cruel et agressif envers tout le monde mais quand on s’y penche, Johnny n'est pas méchant à proprement parler, je dirai plutôt que c'est sa frustration qui le rend aussi cruel... je suis entièrement d'accord avec sa vision de la vie et je pense que c'est le fait de voir la vie de cette manière (de voir les failles de l’Homme, de ses croyances et la futilité de nos vies)et de réaliser que personne n'est capable de le comprendre (le veilleur de nuit qui refuse la réalité, Sophie qui est a côté de ses pompes, la serveuse qui l'envoie chier, le type qui cherche sa copine qui n'en a rien a f*****...), c’est ça qui le rend aussi cruel et violent.
Mais a force de montrer aux gens sa vision amère de la vie, il se les mets a dos et fini tout seul, révolté et frustré...  En fin de compte il est plutôt attachant, surtout à la fin quand il montre ses faiblesses... et je pense que s’il fuit c'est par peur de s'attacher, ou tout simplement parce qu'il refuse de rester avec quelqu'un qui a vu ses faiblesses, qui l'a vu à nu… d'ou le titre Naked... Car il reste profondément attaché à Louise avec qui il a vécu un an et vers qui il revient finalement même s’il se montre froid envers elle.
Et justement, cette fameuse scène de fin, cette confrontation entre Jeremy et Johnny reste très étrange. Chacun est libre de son interprétation, mais certains disent que si Johnny se met à délirer de cette manière et tente de lui prendre la main, c’est parce Johnny voie en Jeremy le mauvais reflet de lui-même… mais le contact entre eux est impossible, car ce sont deux opposés…
Personnellement, je pensais plus simplement que Johnny, abattu et découragé par tout ce qui vient de lui arriver, pète un plomb et explose, parlant de sa vie à Manchester où, selon moi, son père le battait… il est possible qu’à la mort de sa mère, son père ai rejeté la faute sur Johnny… et dans cette scène, on dirait que Johnny s’adresse à Jeremy comme si c’était son père… sans doute retrouve t’il la violence et le regard haineux que portait son père sur lui… et lui demande pardon, lui implore de cesser tout ça…
 
 
Enfin bon, ce film n’a pas le genre de fin des films hollywoodiens, pas de happy end et pas de réponse facile… donc si vous aimez vous prendre la tête sur un film et avoir les tripes à l’envers, je vous conseil ce film ! Vos interprétations seront les bienvenues !
Par Luluche - Publié dans : Cinéma et musique (anglais ou pas!)
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Samedi 24 mai 2008 6 24 /05 /Mai /2008 14:20

Pour les retardataires, "28 semaines plus tard" est la suite de "28 jours plus tard" de Danny Boyle racontant euh... comment le héros survit à des morts vivants dans une Londres totalement déserte... oui je sais ça parait bête, je vous met le synopsis allociné pour plus de précisions ;-)

Un commando de la Protection Animale fait irruption dans un laboratoire top secret pour délivrer des dizaines de chimpanzés soumis à de terribles expériences. Mais aussitôt libérés, les primates, contaminés par un mystérieux virus et animés d'une rage incontrôlable, bondissent sur leurs "sauveurs" et les massacrent.
28 jours plus tard, le mal s'est répandu à une vitesse fulgurante à travers le pays, la population a été évacuée en masse et Londres n'est plus qu'une ville fantôme. Les rares rescapés se terrent pour échapper aux "Contaminés" assoiffés de violence. C'est dans ce contexte que Jim, un coursier, sort d'un profond coma.


Voilà... la dessus arrive donc la suite, réalisée cette fois par Juan Carlos Fresnadillo...

    Il y a six mois, un terrible virus a décimé l'Angleterre et a transformé presque toute la population en monstres sanguinaires. Les forces américaines d'occupation ayant déclaré que l'infection a été définitivement vaincue, la reconstruction du pays peut maintenant commencer.
    Don a survécu à ces atroces événements, mais il n'a pas réussi à sauver sa femme et la culpabilité le ronge. Lorsqu'il retrouve ses enfants, Andy et Tammy, qu'il n'avait pas revus depuis la catastrophe et qui reviennent à Londres avec la première vague de réfugiés, il leur apprend la mort de leur mère.  Partagés entre la joie des retrouvailles et le chagrin, tous trois tentent de se reconstruire et de reprendre une vie normale dans la ville dirigée par l'armée américaine.Pourtant, quelque part, un effroyable secret les attend. Tout n'est pas terminé...

Mon avis:

Si je n'aime d'habitude pas du tout les films d'horreur, encore moins ceux qui parlent de morts vivants, celui ci s'en sort haut la main dans un registre pas évident.

A l'image de son prédecesseur ce film joue sur l'aspect émotionnel et psychologique de la situation, les quelques survivants devant survivre dans une ville totalement déserte, dépourvue de toute humanité. On voit des liens forts se tisser entre les personnages face à l'adversité, des relations tiraillées par la méfiance et la crainte de voir à tout moment leurs amis être contaminés et devoir ainsi les éliminer pour survivre.

Le rythme est palpitant, la réalisation parfaite, servie par une musique remarquable de John Murphy qui nous plonge dans une atmosphère oppressante d'angoisse et d'appréhension. Le tout est desservit par un bon jeu d'acteurs, Rose Byrne et Robert Carlyle succédant avec brio à Christopher Eccleiston et Cillian Murphy, deux acteurs parfaits dans le premier opus bien moins rapide mais d'autant plus concentré sur les personnages.

Bref un film qui sort vraiment du lot et qui donne une bonne dose de frissons et d'émotions aux amateurs. Autant 28 jours que 28 semaines plus tard sont des films à expérimenter de toute urgence! Foncez!
Par Luluche - Publié dans : Cinéma et musique (anglais ou pas!)
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Samedi 24 mai 2008 6 24 /05 /Mai /2008 14:13

Les péplums : cinéma catastrophe ou catastrophe du cinéma ?


 « Une poignée d’hommes contre des milliers de soldats ennemis… » Voilà ce que promettait un des derniers péplums en date, à savoir « 300 », réalisé par Zack Snyder, qui conte la bataille héroïque des 300 spartiates du roi Léonidas au défilé des Thermopyles, en 480 avant JC, pour contrer l’invasion de l’Empereur Perse Xerxès Ier en Grèce continentale. Sortit depuis fin septembre en DVD, la bande annonce était alléchante, car en plus du contexte historique plus qu’intéressant, l’esthétique du film se démarque des autres films à l’affiche, alliant acteurs et images de synthèse dans un style qui n’est pas sans rappeler « Sin City », sortit en 2005 et issu d’une BD de Frank Miller, ce même Frank Miller qui a conçu la BD dont est tiré « 300 ».

Belle promesse à l’affiche ? Grosse production violente et sans intérêt ? Prouesse visuelle et artistique ? Bafouage de l’histoire ancienne ? Voilà les questions que l’on pouvait se poser avant la sortie de ce dernier rejeton des studios Warner, les mêmes questions qui s’étaient posées en 2000 à la sortie de « Gladiator », ou encore en 2004 à la sortie de « Troie » et d’« Alexandre le Grand ». Même question que l’on a put se poser il y a quelques semaines à la sortie de « La dernière légion » de Doug Lefler, énième mise en scène hollywoodienne de la légende arthurienne… enfin d’une certaine vision de la légende arthurienne !

Beaucoup de questions donc mais pourtant, le public a toujours été là, à en juger par les 5 millions d’entrées réalisées rien qu’en France par « Gladiator » ou les 2 millions et demie enregistrées pour « Troie ».

Phénomène de mode me direz vous ? Et bien que répondrais que oui, il y a de l’idée…

Les jupettes à la mode ? 

A peine sortie de la projection de « la dernière légion », me voilà en train de tenter de me remémorer un peu les derniers péplums sortis sur nos écrans et de me faire remarquer à moi-même (oui je parle toute seule) que ce type de film semble franchement revenir à la mode ces temps ci.

Si, après l’incontournable et séduisant Charlton Heston dans « Ben Hur » en 1959, et la fameuse Elizabeth « Cléopâtre » Taylor de 1963, le péplum n’avait plus réalisé de tels succès, cette lacune fut largement comblée par l’arrivée au grand galop sur nos écrans de « Gladiator », en 2000, remettant au goût du jour les récits palpitants de ces héros de l’antiquité. Un peu à la façon des humanistes à la Renaissance qui percevaient le retour à l’antiquité comme autant de modèles de valeurs pour revenir à un âge d’or révolu, nos cinéastes semblent aussi se plaire à remettre en scène les grands mythes de l’antiquité, les grands personnages de notre passé, les évènements mémorables qui ont marqués nos ancêtres.

Très inspirés sur le sujet, on constate néanmoins que les réalisateurs (ou devrais je plutôt évoquer les producteurs) semblent moins être animés par un élan humaniste de redécouverte des trésors du passé, que par un fervent désir de distraire le public et surtout de lui montrer que de nos jours, tout est possible sur grand écran, même faire croire qu’Orlando Bloom est un prince troyen qui sait viser avec un arc et jouer la comédie.

Il faut déjà avouer que le péplum n’a jamais non plus visé l’éveil de la spiritualité du public, mais plutôt sa distraction, puisqu’à l’origine il s’agissait de films populaires visant à faire rêver des spectateurs qui se reconnaîtrait dans ces personnages légendaires. L’industrie cinématographique semble d’ailleurs obéir à cette règle dans la plupart des genres, mais bon, ce n’est pas le sujet de mes élucubrations d’aujourd’hui.

Des budgets faramineux pour donner vie aux héros du passé

Revenons à nos moutons ou plutôt à nos hommes viriles en jupette, jupette qui donne d’ailleurs son nom au genre cinématographique dont je parle ici, puisque les héros  portent souvent à l’écran le « péplos », à savoir la tunique grecque caractéristique des costumes que l’on retrouve dans les premiers films contant les jours anciens.

Un des attraits du péplum se trouve d’ailleurs dans ce goût pour les décors, costumes et fastes antiques, qui font rêver par leur exotisme et par l’évocation d’un âge d’or qui parait presque fantastique au spectateur. Les chefs décorateurs et les costumiers s’en donnent alors à cœur joie, rivalisant d’ingéniosité et de maîtrise artistique pour affubler les héros de costumes majestueux conçus avec soin et pour recréer autour d’eux les monuments antiques détruits depuis des siècles mais auxquels la magie du cinéma redonne vie pendant quelques heures. Et c’est avec des équipes artistiques aussi douées que celle de « Gladiator » que le spectateur est émerveillé devant la grandeur de Rome ou encore époustouflé par la puissance du grand Alexandre devant la caméra d’Oliver Stone. Mais cette qualité des décors et des costumes ne reflète pas toujours la réalité historique, bien que nous, spectateurs néophytes, puissions être abusés par cette sorcellerie merveilleuse.

Historiens : fermez les yeux et bouchez vous les oreilles !
 

Pour  Alexandre, Oliver Stone a été plébiscité par la critique pour la qualité de ses reconstructions et son respect de l’histoire, certains détails attestant de la précision avec laquelle le réalisateur s’est attaqué à ce monument de l’histoire : Alexandre est par exemple équipé comme les Romains l’ont dessiné sur la mosaïque pompéienne de la bataille d’Issos, visible au Musée de Naples. On retrouve donc dans ce film un certain respect de l’histoire et de la chronologie, mais un respect qui ne semble pas être une règle d’or du péplum, à en juger par l’adaptation très libre de l’« Iliade » d’Homère par Wolfang Petersen en 2004 qui transforme en romance la prise de guerre d’Achille pour le rendre plus sympathique.

« Gladiator » de Ridley Scott

On remarque aussi dans les décors et les costumes des péplums sur l’empire romain comme « Gladiator » que la vision que les créateurs ont de cette époque est assez particulière, à savoir qu’ils semblent la percevoir comme une vaste période subissant très peu de changements dans les mœurs, les modes de vie, l’habitat…. On a donc droit à des costumes qui mêlent des périodes différentes mais qui sont toujours très imposants, ainsi que des décors toujours fait de marbre, oubliant l’insalubrité des rues populaires de la cité et la précarité de la vie de certains citoyens. Un conseil, pour vous rendre compte de la vie quotidienne d’un citoyen romain du Ier siècle av. JC, jetez plutôt un œil à la série « Rome » créée en 2005 par John Milius et son équipe américano-britannique très rigoureuse à propos des environnements de l’époque. Ce n’est pas un film mais on peut dire qu’il s’agit d’un des rares péplum respectant l’histoire du mieux possible.

Bref, tout ça pour dire qu’esthétiquement les péplums sont très beaux mais que les reconstitutions historiques sont à prendre avec des pincettes.

Les historiens ne sont d’ailleurs pas les seuls à devoir oublier leur science : les amateurs de littérature en prennent également pour leur grade face aux adaptations plus que libres de certaines œuvres mythiques comme on a pu le voir avec l’épopée homérique dans « Troy » de W. Petersen. Les auteurs de l’impressionnant corpus ayant attrait à la légende arthurienne peuvent également suivre leur ancêtre grec au banc des plaignants à la vue de leur légende oh ! combien manipulée sans égard dans des films comme le « Roi Arthur » en 2004 ou « La dernière légion » en 2007, ce dernier ne cherchant par cette reprise qu’à légitimer une succession de scènes d’actions sans fond ni scénario, sans souffle épique ni fil directeur. Un bien piètre prétexte pour s’attaquer si nonchalamment aux œuvres de Chrétien de Troyes, René Barjavel et autres grands noms de la littérature.

Bref, quitte à massacrer l’histoire, pourquoi épargner la littérature historique ?

« On m’a tout prit, qu’est-ce qu’il me reste ? » (Le péplum dans « Mémoires d’un péplum mal aimé »)

Admettons donc que vous soyez conscient des défauts historiques des péplums, que vous reste t-il à y apprécier ? Et l’art dans tout ça ? Et bien là où certains viendront me dire que le péplum n’a rien d’artistique, moi je dis non. A mes yeux, un péplum réussit l’est en partie grâce à la mise en image, la beauté des scènes, l’élan épique que la réalisation donne à l’histoire. Car le cinéma n’a pas toujours pour but de vous instruire et de vous cultiver, il sert aussi à divertir et à faire rêver, et sur moi, ça marche !

Le premier atout du péplum est pour moi l’esthétique de l’image, c’est-à-dire l’art de rendre attrayant des sujets qui en réalité ne sont que brutalité et barbarie, complots et trahisons, héros contre tyran, bref, les gentils contre les méchants. « Gladiator » y va assez fort côté violence des combats (normal, les gladiateurs n’étant pas dans l’arène pour se réciter des poèmes) mais le choix des tons sépia et des couleurs chaudes dans l’image apportent un peu de douceur dans ce monde de brute. Mais le meilleur exemple est le dernier « 300 » qui tire sont épingle du jeu en osant une esthétique volontairement irréaliste, avec des couleurs rappelant les peintures modernes à thème antique, et des jeux de ralentis lors des combats qui permettent d’apprécier la cohérence et la maîtrise militaire de Sparte dans toute sa splendeur. La qualité de la réalisation, du montage et du traitement de l’image sont donc des éléments forts du péplum qui emportent le spectateur au cœur d’un récit rythmé comme seuls les auteurs antiques en ont le secret.


« 300 » de Zack Snyder

Et la symphonie dans tout ça ?

Une des grandes forces du péplum de ces dernières années est pour moi la musique qui l’accompagne, Hans Zimmer ayant lancé avec « Gladiator » la tendance symphonique mêlant chant tribale et orchestre classique. Pour « Troie », bien que très critiquée, la musique reste assez efficace, très basique, toujours symphonique, cette fois ci par James Horner, le maître du défunt « Titanic » qui a fait la gloire de sa musique et sa réputation finie de compositeur romantique (mais non James, je t’aime bien moi).

Pour « 300 », Tyler Bates met la barre plus haut, osant mêler les musiques tribales et la symphonie ‘gladiatoresques’ à des musiques modernes rappelant le « We will rock you » de Queen (sans parler du générique de fin, qui ne peut être rangé dans aucune autre catégorie musicale que le… rap… et oui, on aura tout entendu !). Cela à l’air barbare, dit comme ça, mais le tout est assez efficace, accompagnant parfaitement les images très stylisées de ce péplum nouvelle génération.

Pour rester dans le thème de la bande son, je passerais brièvement sur l’aventure d’ « Alexandre le Grand » ou « le retour de la momie de la bo », à savoir Vangelis, célèbre pour son thème des « Chariots de feu » et aussi pour celui de « 1492 : Christophe Colomb »… un grand compositeur, je ne le nie pas, mais qui n’a pas su s’adapter à notre époque et qui a fini d’achever le ridicule de ce pauvre Colin Farrell coincé au ralentit en pleine bataille irréaliste sur fond de soleil levant.

Bref, la bande sonore peut être un des atouts du péplum, ou bien être l’une de ses épines dans le pied.

Tout est mal qui finit bien…

            Histoire malmenée, acteurs moyens, portraits caricaturaux, entreprise commerciale… oui, je l’admet, de nombreux péplums justifient ces critiques et donnent raison à certains pour ne pas mettre les pieds au cinéma afin de voir ce genre de film.

            Mais à ces griefs je rajoute mes louanges : qualité technique, souffle épique, musique sublime, moment d’évasion et de rêve… c’est pour ces dernières raisons que j’apprécie certains péplums et que je n’hésite pas une seule seconde à tenter l’aventure dès qu’elle se présente aux portes des salles obscures… pour l’instant je suis restée aux côtés de Léonidas à Sparte avec « 300 » et je me prend parfois à visiter Maximus dans les rangs du Colisée de « Gladiator »… qui sait avec quel héros mythique je voyagerais la prochaine fois… et vous peut-être à mes côtés !

Par Luluche - Publié dans : Cinéma et musique (anglais ou pas!)
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Samedi 24 mai 2008 6 24 /05 /Mai /2008 14:10

L'histoire:

 

New York, 1933. Ann Darrow est une artiste de music-hall dont la carrière a été brisée net par la Dépression. Se retrouvant sans emploi ni ressources, la jeune femme rencontre l'audacieux explorateur-réalisateur Carl Denham et se laisse entraîner par lui dans la plus périlleuse des aventures...
Ce dernier a dérobé à ses producteurs le négatif de son film inachevé. Il n'a que quelques heures pour trouver une nouvelle star et l'embarquer pour Singapour avec son scénariste, Jack Driscoll, et une équipe réduite. Objectif avoué : achever sous ces cieux lointains son génial film d'action.
Mais Denham nourrit en secret une autre ambition, bien plus folle : être le premier homme à explorer la mystérieuse Skull Island et à en ramener des images. Sur cette île de légende, Denham sait que "quelque chose" l'attend, qui changera à jamais le cours de sa vie...

 



Le réalisateur:

Que dire de mon néo zélandais préféré, l'inimitable Peter Jackson toujours pieds nus et amateur de shorts en été comme en hiver! Si je l'ai découvert avec sa célèbre adaptation du Seigneur des Anneaux, je suis tombée en admiration devant sa maitrise du 7ème art et sa capacité à m'émouvoir! Véritablement, Peter Jackson est un réalisateur qui a su me toucher autant dans une histoire épique comme SDA que dans un conte fantastique comme King Kong, sans oublier le magnifique Créatures Celestes qui m'a profondément touché. Ce réalisateur a un "je ne sais quoi" qui fait de ces films des films très humains qui touchent les sentiments les plus forts au travers d'images spectaculaires ou d'histoires totalement décalées... Pour moi, Peter jackson est incontestablement un maitre du genre, car s'il ne fait pas dans la quantité, il se demarque surtout par la qualité de ses longs métrages...



 

Mon avis sur le film:

            J'avoue que, même si j'admire le travail de Peter jackson au plus au point, j'entrais dans la salle avec une grande appréhension: comment rendre le charme de la version de 1933? ... Et en sortant de la salle, j'était incapable de parler, j'étais subjuguée, et je vous jure que je n'exagère pas! Peter Jackson a su faire de ce très beau conte à la "Belle et la Bête" une merveilleuse histoire mise en images avec talent, alliant action, romance, drame et poésie.
             L'action est toujours présente et jackson sait s'y prendre pour nous maintenir en haleine par une réalisation rythmée et un montage pertinent sans un seul temps mort. Les seconds rôles sont très bien choisis (petits clins d'oeil au Seigneur des Anneaux avec Andy Serkis en chair et en os et les deux chérubins de Jackson!), et les premiers rôles crèvent l'écran: Jack Black interprête parfaitement l'ambiguité de ce réalisateur pret à tout, et Adrian Brody est parfait en héros prêt à tout pour sauver sa dulcinée. Car le seul reproche que j'aurais à formuler serait les quelques clichés de l'histoire d'amour qui peuvent agacer, mais qui passent finalement assez bien quand on garde en tête le contexte des années 30.
               Mais le pillier de ce film est incontestablement la relation entre Ann et Kong, magnifiquement mise en avant par des scènes touchantes servies par la sublime Naomi Watz et par l'épatant Andy Serkis dans la peau d'un Kong plus vrai que nature: une véritable prouesse technique! On pouvait lire l'amour et la tristesse dans les yeux de cette bête.
Nan, vraiment, ce remake est une parfaire réussite! Je pense que Jackson a véritablement réussi sont rêve d'enfant, celui de faire partager son amour pour cette merveilleuse histoire!

Par Luluche - Publié dans : Cinéma et musique (anglais ou pas!)
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Samedi 24 mai 2008 6 24 /05 /Mai /2008 14:07

Créatures Célestes (Heavenly Creatures)
Nouvelle-Zélande, 1994
De Peter Jackson
Scénario : Peter Jackson et Frances Walsh
Avec Melanie Lynskey, Kate Winslet, Sarah Peirse

               Au premier abord, voir le nom de Peter Jackson au générique d'un film tel que Créatures célestes peut intriguer. En effet, Jackson est ici en rupture avec ses précédentes œuvres donnant dans le gore déconnant (Bad Taste en 1987 ou Braindead en 1992) pour se plonger dans un univers totalement différent. S'attachant également à l'écriture du scénario (nommé aux Oscars en 1994), aidé dans sa tâche par sa compagne, Frances Walsh, Jackson relate une histoire inspirée d'un fait divers qui se produisit dans les années 50, en Nouvelle-Zélande. Le réalisateur y trouve matière à une radiographie subtile, puissante et dérangeante d'une amitié qui tourne à la folie, conférant au fait divers dont est inspiré le film une atmosphère onirique de conte de fée, aidé dans son entreprise par les performances hallucinantes de son duo d'actrices.
Voici donc le récit de l'amitié qui lie Pauline Parker (Melanie Lynskey), jeune fille renfermée et effacée, à Juliet Hulme (Kate Winslet), une Anglaise débarquant en Nouvelle-Zélande. La particularité de Créatures célestes se trouve dans le traitement de ce lien si particulier. En effet, Juliet et Pauline, passionnées de littérature, vont en venir à s'isoler du monde qui les entoure afin de recréer le leur à leur guise. Cette recréation fantasmée est propice à des envolées visuelles flamboyantes, délirantes et lyriques (un château dans lequel évoluent des personnages de pâte à modeler, la constitution d'un décor féerique, les apparitions d'Orson Welles après une projection du Troisième Homme...). Jackson parvient ainsi à parfaitement retranscrire les fantasmes de ces héroïnes à travers ces scènes envoûtantes, contrastant avec le décor ordinaire d'une petite ville de Nouvelle-Zélande. L'existence des deux jeunes filles se meut en œuvre d'art, elles deviennent ainsi de réelles "créatures" touchées par la grâce. Autant qu'un film sur l'amitié, il s'agit également d'une histoire d'amour exaltée. Et c'est ainsi (vu l'époque) que ce lien deviendra de plus en plus gênant pour les familles Hulme et Parker, tant cet amour obsessionnel, confinant à la névrose, prendra des dimensions immenses. La séparation semble inévitable, et c'est de là qu'émanera la tragédie.
Plusieurs sentiments se mêlent à la vision de Créatures célestes: voilà un film très romantique, traversé par des bouffées délirantes et poétiques, mais il s'agit également d'une œuvre peignant parfaitement l'état d'esprit de deux jeunes filles gagnées par la folie, folie qui les poussera à commettre un acte ignoble.
Mon avis : Allez savoir pourquoi, je me suis totalement reconnue dans ses deux personnages ; et contrairement à la première fois que je l’avais vu, j’ai vraiment ressenti les choses de la même manière et je me suis dit : bon sang ! Jackson est dans ma tête ! Il m’a comprise ! Enfin… je suis peut être la seule mais je trouve ce film vraiment incroyable et je vous le conseil vraiment… soit vous ne comprendrez rien, soit vous trouverez ça génial !
(Article de filmdeculte.com)
Par Luluche - Publié dans : Cinéma et musique (anglais ou pas!)
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Samedi 24 mai 2008 6 24 /05 /Mai /2008 14:03

Non, non! Ne partez pas! Contrairement à ce que le titre pourrait faire penser, ce film est vraiment génial! Réalisé par le prodige français Michel Gondry (Human Nature, clips de Bjork entre autres...) en 2003, ce film est une véritable poésie, un film qui parle à tout le monde tant les sentiments transparaissent à l'écran... je n'en dit pas plus, d'abord, je résume le film: 

Eternal Sunshine Of the Spotless Mind

Joel Barrish, a décidé de faire effacer de sa mémoire son ex petite amie, Clémentine, qui vient visiblement de faire la même chose. Il se rend donc chez Lacuna corp. pour procéder à l'éffacement mais il réagit bizarrement au processus: revivant un à un ses souvenirs, du plus récent aux plus anciens, il réalise qu'il désire garder certains souvenirs et se bat dans son subconscient pour échapper à la procédure...

Véritable fable, ce récit totalement décalé est vraiment touchant, d'une part par l'interprétation parfaite de Jim Carrey comme on le voit rarement (sans oublier Kate Winslet, toujours parfaite, Tom wilkinson, très vrai, Kirsten Dunst, Elijah Wood, véritable tête à claque, Mark Ruffalo), et d'autre part par une réalisation très originale qui donne l'impression d'être dans un rêve. Ce film m'a profondement marqué et je vous le conseil vraiment!

Par Luluche - Publié dans : Cinéma et musique (anglais ou pas!)
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